mardi 14 juillet 2009

Euro/$ : proche de la sortie du triangle

On observe depuis fin mai la formation d'un triangle symétrique journalier sur Euro/$. L'objectif premier du triangle est un mouvement d'une amplitude correspondant à la hauteur du triangle soit 0.055 (hausse ou baisse). En cas de sortie haussière, l'implication maximum du prochain mouvement est le report complet de la hausse précédente entre 1.28 et 1.375 soit une hausse d'environ 0.095 à partir de la sortie (max~1.49-1.5). Ce mouvement sera vraisemblablement corrélé à celui des indices et matières premières.

Euro/$ : graphique journalier

samedi 4 juillet 2009

Le rebond patine

il faudra sauver la ma30 hebdomadaire en clôture la semaine prochaine pour espérer une poursuite de la hausse. Pour l'instant mon scénario de rupture des 1.0 sur le ratio gold/sp500 et de retour sur les lignes de cou obliques des indices américains se présente plutôt mal. Il faudrait un nouvel affaiblissement du $ pour espérer une poursuite de la hausse.

dimanche 28 juin 2009

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La spriale dépressive est en route


Il y a plusieurs phénomènes qui cumulés montrent que l'on va vers une spirale de dépression économique. Le premier phénomène est la hausse sans précédent des déficits publics partout dans le monde. Beaucoup de gens parlent de remboursement des déficits en monnaie de singe, avec l'inflation. Sur le très long terme c'est exact, mais cela suppose que les liquidités soient réinvesties !

Le premier phénomène qui s'oppose à cette idée reçue d'inflation engendrée par les déficits est lié à l'impact psychologique des déficits : les ménages vont épargner plus, par peur d'une hausse des impôts. Le second phénomène est la spéculation obligataire (spéculation à la baisse sur les taux longs), dont j'ai déjà parlé dans d'autres posts.

Les ménages vont épargner

Celui qui a aujourd'hui de l'argent peut faire les choix suivants :

1-J'investis mon épargne en actions (on peut d'ailleurs se demander en quoi acheter des actions contribue réellement à financer les entreprises à l'heure actuelle!), j'investis dans l'immobilier, j'acquiers des terrains cultivables, des actifs en tout genre. Bref, je mise sur une future croissance qui génèrera une hausse des prix, hausse des salaires, hausse des actifs face au cash...

2-Je sens que la situation économique n'est pas bonne, et je préfère m'orienter vers des placements d'épargne pure, comme du monétaire (qui ne rapportent plus rien!), ou bien des obligations d'état ou d'entreprises qui offrent des rendements plus intéressants. Je peux aussi accumuler de l'or.

3-Je le dépense... :=)

L'actuelle communication des entreprises et des États concernant des emprunts obligataires n'est pas un hasard, elle témoigne d'un phénomène nouveau d'aversion au risque, de besoin sans précédent d'épargne pour financer des déficits de plus en plus abyssaux, censés relancer l'économie (ou pas). La hausse des déficits des caisses de retraites et l'allongement de la durée de cotisation laisse penser que de plus en plus de gens vont constituer une épargne de précaution, par peur de l'avenir, par peur de ne plus toucher de retraite (via par exemple des retraites complémentaires, soit un nouveau support d'épargne vraisemblablement investi en bonds du trésor!). Le taux d'épargne étant déjà relativement élevé en Europe, c'est du côté des États-Unis où les changements de comportements risquent d'être les plus visibles.

Les entreprises n'investissent plus

D'après l'INSEE :

"Pour 2009, les industriels prévoient désormais une chute record de leurs investissements, de 21 % dans l’industrie manufacturière et 18 % dans l’ensemble de l’industrie. Ils accentuent ainsi la contraction des investissements anticipée en janvier 2009, de 9 points pour l’industrie manufacturière et de 6 points pour l’ensemble de l’industrie. Le recul serait d’ampleur inédite dans les secteurs des biens intermédiaires ( 30 %) et de l’automobile ( 24 %).

En rythme semestriel, les industriels sont également inhabituellement nombreux à faire part d’une baisse de leurs investissements au premier semestre 2009. Ils apparaissent, par ailleurs, très pessimistes en ce qui concerne les projets d’investissements du second semestre." (*)

En résumé, nous risquons de voir dans les années à venir une chute des investissements et un retour à l'épargne, sur des supports dits sûrs tels que les obligations d'état. Les liquidités vont ainsi êtres absorbées par les obligations pendant que l'appareil productif et les actifs seront délaissé. Ce phénomène d'attraction des bonds du trésor (baisse des taux longs) est caractéristique d'une dépression économique. Nous en apercevons dores et déjà les premiers symptômes.

(*) http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?type=1&id=15

Graphiques long terme Euro/$ et Euro/Yen

  • Euro/$
Il est possible de tracer des graphiques long terme de l'euro avant même sa création (reconstitués à partir d'un panier de monnaies). On observe un couloir ascendant sur l'euro/$ depuis 1985 avec les accords du Plaza. Les 1.6 sur Euro/$ observés en 2008 correspondent à l'oblique supérieure du canal ascendant. L'appui des derniers mois sur le seuil de 1.25 s'est fait sur un support oblique médian. Cette oblique a été attaquée une première fois en 2008, avec les premiers signes d'une entrée en dépression des Etats-Unis, mais les plans de relance et les milliards injectés ont finalement permi au $ de s'affaiblir à nouveau face à l'euro. En cas de rupture de cette oblique, l'objectif long terme Euro/$ est le bas du canal ascendant, soit environ 1 euro = 1$. Cela dépend de la vitesse de la descente, mais comme on peut le constater entre 1980 et 1985, il y a déja eu des mouvements très brusques sur le $.

Graphique Euro/$ mensuel

  • Euro/Yen
L'euro/Yen est dans une tendance baissière long terme depuis 1982 (couloir baissier). Le décrochage des indices en 2007-2008 à mis un terme à l'impulsion haussière de l'euro face au yen qui avait débuté en 2001. Tout comme sur le graphique euro/$, on observe un appui sur un support oblique long terme médian, qui a mis fin à la baisse de l'euro début 2009. Nous assistons donc à un rebond intermédiaire comparable à celui observé sur euro/$. En cas de rupture du support oblique, le potentiel technique de baisse de l'euro face au yen est considérable, avec un minimum sur euro/yen entre 60 et 70 qui correspondrait au bas du couloir baissier.

Graphique Euro/Yen mensuel

samedi 27 juin 2009

La Chine résistera t'elle à la dépression Occidentale ?

La croissance chinoise a été divisée par deux en deux ans. La Chine est encore en croissance, mais pour combien de temps encore ? Il est tout a fait possible que les PIB Occidentaux continuent de baisser et que la baisse du PIB chinois s'accélère, en raison de la part importante de l'industrie dans l'économie chinoise, et du manque d'amortisseur social et de consommation intérieure. Il faut aussi se poser la question de la validité des chiffres officiels, qui indiquent un taux chômage inférieur à 5%! Nous verrons dès cette année si la relance chinoise (4000 milliards de Yuan, soit 7% du PIB chinois) permet d'opérer une mutation de l'économie chinoise vers plus de consommation intérieure et moins d'export.




PS : on remarque que la zone euro continue de payer l'euro fort (contraction du PIB la plus forte), mais pour ma part je crois que l'actuel jeu monétaire des Américains et des Chinois (tout faire pour affaiblir le $ et faire payer la note à l'Europe) se retournera contre eux via une dévaluation de l'euro.

jeudi 25 juin 2009

Or en euros : toujours neutre

La sortie du triangle identifié dans ma précédente analyse était baissière (*). Les deux moyennes mobiles 20 et 50 sont à plat et en passe de se croiser. Globalement on peut parler de neutralité en euros depuis le mois d'avril. Pour ce qui est des primes sur les pièces d'une once, celles-ci atteignent environ 9%, ce qui pousse les prix à plus de 720euros l'once pour un prix spot autour des 660 euros (les primes acheteuses sont a 4.5% et vendeuses a 9%, soit un delta de 4.5% qui empêche maintenant tout aller retour sur des pièces). Pour l'instant j'attends, il se peut qu'il y ait de meilleures opportunités cet été.


lundi 22 juin 2009

Travail et automatisation : l'homme est-il prêt à vivre dans une société sans travail ?

"C'est l'avènement de l'automatisation qui, en quelques décennies, probablement videra les usines et libérera l'humanité de son fardeau le plus ancien et le plus naturel, le fardeau du travail, l'asservissement à la nécessité. (...) C'est une société de travailleurs que l'on va délivrer des chaînes du travail, et cette société ne sait plus rien des activités plus hautes et plus enrichissantes pour lesquelles il vaudrait la peine de gagner cette liberté. Dans cette société qui est égalitaire, car c'est ainsi que le travail fait vivre ensemble les hommes, il ne reste plus de classe, plus d'aristocratie politique ou spirituelle, qui puisse provoquer une restauration des autres facultés de l'homme. Même les présidents, les rois, les premiers ministres voient dans leurs fonctions des emplois nécessaires à la vie de la société, et parmi les intellectuels il ne reste que quelques solitaires pour considérer ce qu'ils font comme des oeuvres et non comme des moyens de gagner leur vie. Ce que nous avons devant nous, c'est la perspective d'une société de travailleurs sans travail, c'est-à-dire privés de la seule activité qui leur reste. On ne peut rien imaginer de pire."

Hannah ARENDT, La condition de l'homme moderne (1958)

Une crise née de la déflation salariale


http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2768

Excellent article synthétique de Michel Rogalski, qui pose les questions de fond, que beaucoup d'économistes ou de politiques esquivent depuis trop longtemps. Je pense pour ma part que la mise en concurrence sans limite des salariés et des modèles sociaux et budgétaires met en péril l'équilibre démocratique (*).

(*) http://dany44.blogspot.com/2009/01/nos-dirigeants-ont-ils-compris-les.html

mardi 16 juin 2009

Objectifs de fin de rebond pour cet été

Un S&P500 entre la résistance oblique bleue (*) (980-1000 approximativement) et l'objectif théorique du W (horizontale en rouge soit 1075). Cela correspond à un Cac 40 entre 3550 et 3800 points. Beaucoup pensent que le rebond de moyen terme est terminé depuis les annonces du G8, je ne suis pas de cet avis et je crois qu'il s'agit d'une consolidation intermédiaire.

(*) http://dany44.blogspot.com/2009/06/vers-la-fin-du-rebond.html